Cette semaine nous avons connu une très grande déception à travers l’élimination de l’équipe de France de football à l’Euro. Sur le papier, nous avions la meilleure équipe avec un sélectionneur qui a toujours eu d’excellents résultats et qui a la culture de la gagne. Pourquoi cette fois cela n’a pas fonctionné ?

A travers la 5éme défaite consécutive en finale de l’Euro de l’équipe de France de basket féminine, nous avons un autre exemple qui montre qu’elles n’arrivent pas à retourner une spirale négative en culture de la gagne. Pourquoi ce retournement ne se produit pas ?

Le troisième exemple est la victoire du Stade Toulousain en finale du Top 14 pour la 21eme fois en 28 finales. Pourtant, avant ce match, tout le monde les donnait perdants. Pourquoi malgré des éléments contraires Toulouse a gagné une nouvelle fois ?

Selon moi, ces trois exemples ont un dénominateur commun la constitution du collectif. Le qui avant le quoi.

Pour l’équipe de France de football, le choix de Deschamps de faire revenir Benzema et Rabiot, qui sont des apports techniques indéniables, ont déséquilibré ce collectif qui a fait notre force en 2018. A travers la tergiversation de Deschamps dans ses choix tactiques (étonnant de sa part) et les premiers échos qui ressortent de la vie du groupe, on voit bien que le collectif n’était pas aussi soudé.

Pour l’équipe de France féminine de basket, à l’instar de l’équipe de France de Football, a la meilleure équipe sur le papier. Avec un collectif peu renouvelé, par rapport à la dernière édition, l’histoire se répète avec une défaite en finale.

Une fois de plus ne vaut-il pas mieux un collectif au service d’un leader plutôt qu’une somme de stars individualistes sans leader.

Enfin le Stade Toulousain, qui malgré les aléas restent au Top. C’est une référence dans le sport français dans cette culture de la gagne, car dès qu’il retrouve son concept du hérisson (ou fondamentaux) dans le jeu ( fait de passes et de marquer des essais), la création du collectif (amalgame de jeunes formés au club et de stars internationales), même si le jeu proposé en finale est à l’opposé du jeu à la toulousaine, le moteur de ce club c’est gagner. Le manager inculque une discipline pour que le collectif constitué soit au service du concept pour faire tourner le moteur.

En résumé, dans le sport comme dans l’entreprise, la réussite passe par la formation d’un collectif qui fait passer le projet commun avant le sien, qui peut être challengeant, mais qui sait se ranger derrière la discipline collective et où le savoir-être est privilégié. Cette construction doit être faite avant même la création du concept (ou des fondamentaux)

Et vous qu’en pensez-vous ?