Pourquoi constituer un collectif de qualité ?

Pendant cette période où de nombreuses compétitions sont en cours (Euro de Foot Masculin, Euro de Basket féminin) ou à venir Tour de France et bien sûr les JO il est important de constituer un collectif soudé, qui va être en mesure de vivre ensemble pendant de nombreux jours afin d’atteindre les objectifs fixés.

Quand on parle collectif, on pense tout de suite aux joueurs, qui sont les plus visibles. Mais en coulisses, une délégation travaille dans l’ombre pour mettre les acteurs principaux dans les meilleures conditions. En plus du staff technique et athlétique (préparateur physique), vous avez le staff médicale (Médecin, Kiné), l’intendant qui va s’occuper de tout le matériel, en fonction des sports on peut ajouter un analyste vidéo, un préparateur mental et si la compétition se passe à l’étranger un diététicien voire un cuisinier.

Pour l’Euro de basket féminine, Valérie Garnier, la selectionneuse,  doit constituer une délégation d’une trentaine de personnes incluant les 12 joueuses. Toutes ces personnes vont devoir vivre H24 ensembles pendant 1 mois et demi dont 10 jours de compétition (17 juin au 27 juin) si elles vont en finale.

A l’image d’un manager en entreprise, elle a choisi avec le responsable de la délégation, des femmes et des hommes qui devront jouer leur rôle sans en sortir, pour éviter les tensions et les conflits quotidiens qui pourraient impacter la vie du collectif et donc la qualité de la performance. D’où l’importance de choisir les personnes pour leur savoir-faire, mais surtout leur savoir-être. Une fois de plus le choix ne se portera pas uniquement sur les plus compétents, mais sur ceux qui allieront compétences et adaptation à la vie du groupe.

Quel que soit l’environnement professionnel dans lequel on évolue que ce soit le sport ou l’entreprise, un collectif bien construit et cohérent est la clé dans l’atteinte des objectifs.

Qu’en pensez-vous ?

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Semaine de la qualité au travail

Nous sommes dans la semaine de la qualité de vie au travail ne serait-il pas intéressant de s’inspirer de l’activité sportive pour améliorer cela.

Je prends en exemple la victoire de Novak Djokovic à Roland Garros ce dimanche. Après avoir perdu les 2 premiers sets, il décide de sortir du court et rentrer au vestiaire. Le règlement lui interdit de côtoyer son entraineur ou son entourage. Après quelques minutes, il ressort complètement transformer (confirmé par son adversaire) et il renverse le cours du match.

Ce n’est pas la première fois qu’il retourne ce type de situation avec la même stratégie.

Quel rapport avec la QVT ? Eh bien je pense depuis très longtemps que laisser des personnes devant un écran toute la journée, en ajoutant toutes les sollicitations comme par exemple, les appels clients, les messageries instantanées, les tonnes de mails reçus, il faut être capable à un moment ou un autre de faire une pause récupératrice à l’image de Djokovic. Pendant l’espace de quelques minutes prendre un moment de recul pour se recentrer, s’isoler, je ne parle pas là, de la pause cigarette, sans qu’il y ait une remarque désobligeante de la part du manager ou de collègues.

A chacun devra trouver la manière qui lui correspond le mieux. En cela,  l’entreprise pourrait être un accompagnateur en  permettant aux employés de se frotter à des méthodes qu’ils n’aborderaient pas d’eux- mêmes tel que la méditation, le yoga, la sophrologie par exemple ou d’autres pratiques pour que chacun trouve celle qui lui convient le mieux.

A travers l’exemple de Djokovic, on peut voir que plus la personne se connaît et gère au mieux ses émotions et qu’on lui permet de prendre du recul, plus elle trouve les meilleures solutions pour améliorer sa motivation, sa performance et donc satisfaction au travail.

En voulant imposer les choses, l’entreprise à travers son management n’entretient pas un climat de confiance, elle veut orienter plutôt qu’accompagner.

La QVT ne passe-t-elle pas en premier lieu par la mise en place d’une confiance réciproque entre le management et ses employés?

 

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Pourquoi ne pas utiliser la préparation mentale en entreprise ?

Quand on parle préparation mentale, cela évoque tout de suite le sport, et surtout amélioration de la performance. A l’approche d’un grand évènement, le sportif veut mettre un maximum de chances de son côté et il fait souvent appel à un préparateur mental ou quelques fois son coach à une double casquette. Cette approche doit lui permettre d’améliorer sa performance le jour de la compétition. Mais ce travail se fait des mois en amont et doit s’inscrire dans la durée.

De grands champions comme Teddy Riner ou Novak Djokovic communiquent volontiers sur cet accompagnement depuis de nombreuses années avec les résultats que l’on connaît, d’autres commencent à comprendre que le mental est une partie aussi importante que la technique, le physique et la tactique.

Dans mon dernier post, j’évoquais la non-gestion de la dépression dans le sport, mais qui commençait à être prise en compte en entreprise, la préparation mentale n’est quasiment jamais utilisée dans l’entreprise.

Même si vous êtes un expert dans votre métier, que vous maîtrisez votre présentation sur le bout des doigts et que vous êtes en pleine forme physique, n’avez-vous jamais été en situation de stress à l’approche d’un rendez-vous important, dont l’enjeu pour vous est vital, comme par exemple la rencontre avec votre banquier ou investisseurs pour la bonne marche de l’entreprise ou un rendez-vous avec un gros prospect ou votre plus gros client.

Ne pensez-vous pas que les enjeux sont aussi importants que ceux de l’athlète qui doit se préparer à une performance dans une grande compétition ?

Ne pensez-vous pas que ce sont les mêmes problématiques, que la gestion  des émotions qu’elles soient dans le milieu du sport ou de l’entreprise est la même ?

J’attends vos commentaires ?

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Un exemple supplémentaire que le monde du sport et de l’entreprise sont proches.

Cette semaine à Roland Garros la 2eme joueuse mondiale à parler de sa dépression. Même si avant la COVID la gestion du mental des dirigeants et des salariés dans l’entreprise tendait à changer, et que le post COVID va confirmer, pendant de nombreuses années il fallait être performant, toujours au top, ne jamais montrer des signes de « faiblesse », ne pouvant pas se permettre d’avoir des états d’âme. Mais avec les différents scandales et la hausse des burn out, les responsables d’entreprise, accompagné des RH, ont entamé des projets d’accompagnement pour avoir un management basé sur l’écoute et la bienveillance.

L’athlète de haut niveau a compris que pour être plus performant il a besoin de travailler sur son mental.  Même s’il est un être humain hors du commun, l’exemple de Naomie Osaka, montre qu’il n’est pas à l’abri de défaillances mentales en dehors des stades et comme tout travailleur, il devra dorénavant, être accompagné plus largement.

A l’image des indépendants, pour qui la solitude peut-être pesante, les sportifs individuels, doivent prendre aussi les décisions nécessaires, pour améliorer leur bien-être. Pour ceux qui évoluent dans un sport collectif, si le club, n’a pas mis les moyens nécessaires à sa disposition, il devra prendre l’initiative pour préserver son « entreprise » personnelle.

Cette situation montre que tout le monde doit à un moment ou un autre de sa vie être accompagné dans la gestion des émotions.

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Peut-on comparer un Manager en entreprise et un entraineur de Football ?

J’ai la chance d’accompagner ces 2 profils et je me suis rendu compte que leur rôle était proche.

Si je reprends le cas de Fabrice Vandeputte dont je vous ai parlé la semaine dernière. Son président, à savoir son N+1 lui demande de reprendre l’équipe professionnelle du SM Caen et lui donne comme objectif de maintenir l’équipe en Ligue 2 tout en améliorant la qualité de jeu.

Après avoir accepté cette mission, il va falloir sur un laps de temps très court (8 matchs), atteindre les objectifs demandés.

Comme tout bon manager, il faut définir avec qui avant le quoi et faire monter à bord un encadrement ou staff (Entraineur adjoint, préparateur physique, service médicale) qui n’hésite pas à donner son avis, débattre avec vigueur pour trouver les meilleures réponses. Mais, qui doit se ranger derrière les décisions collectives quel que ses intérêts personnels

Ensuite, il faut se confronter à la réalité (ou paradoxe de stockdale) de manière honnête et appliquée pour que les décisions deviennent évidentes. Il faut créer un environnement d’écoute afin que la vérité finisse par être entendue.

Malgré l’incertitude de la situation, (l’équipe n’a plus gagné depuis plusieurs mois et s’enfonce dans le classement), il ne faut pas perdre confiance, et être convaincu

d’un dénouement heureux.

Il faut ensuite mettre en place le plan de jeu qui parle au joueur. C’est le moment où l’on réfléchit à un concept simple, clair et cohérent « concept du hérisson »,

  1. En quoi on peut être le meilleur. Cette notion va bien au-delà des compétences. C’est pour le cas, créer un collectif de joueurs les plus aptes à relever le défi.
  2. Trouver le dénominateur commun. Dans le cas présent c’est retrouver la victoire pour améliorer la situation au classement
  3. Ce qui passionne le plus. Retrouver une identité  et une simplicité de jeu qui va permettre aux joueurs de retrouver de la confiance et donc une plus grande motivation.

Pour le rendre efficace, il faut mettre en place une culture de la discipline.  Elle implique une adhésion au concept, tout en laissant une liberté d’action, une prise de responsabilité sur le terrain dans la limite définie. L’utilisation de la technologie permet d’accélérer les décisions sur les choix des joueurs à travers leur forme physique, avec les GPS de performances par exemple, ainsi que l’analyse vidéo.

Quand tous les éléments sont en place, il faut maintenant tourner le volant dans le bon sens pour créer la dynamique. Cela, passe une communication adaptée avec les joueurs sélectionnés, afin de les faire adhérer à ce projet pour créer un collectif qui poussera tous dans le même sens.

Pour ma part, je suis convaincu que le monde du sport et de l’entreprise sont très proches, à l’exception du temps accordé pour réussir. Dans l’entreprise, il faut du temps pour construire des bases solides pour que les résultats arrivent. Dans le sport et particulièrement le football le résultat doit être immédiat. L’entraineur n’a pas le temps de construire, il doit être performant tout de suite pour répondre aux exigences du club et des supporters entre autres.

 

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Rester en phase avec ses valeurs pour atteindre ses objectifs

Bravo Fabrice pour ce maintien incroyable que toi seul a cru possible depuis ta prise main de l’équipe professionnelle du SM CAEN.

Fabrice est un technicien, un formateur, un bâtisseur de collectif. Il a réussi en 8 matchs à redonner un style de jeu à l’équipe et créer un collectif de jeunes formés au club et de joueurs expérimentés, pour atteindre les objectifs fixés par la direction du club.

Depuis sa prise de fonctions, qui était une nouvelle expérience pour lui, nous étions en contact permanent. Il est toujours resté concentré sur ses objectifs sans perdre sa ligne de conduite et ses valeurs, malgré les résultats contraires et un environnement de plus en plus tendu.

Cela fait 4 ans maintenant que je coach Fabrice dans ses projets et sa progression professionnelle. Il s’inscrit toujours dans le projet collectif depuis le début de sa carrière dans tous les clubs où il est passé. Il l’a démontré une fois de plus en restant en phase avec ses valeurs dans ce sauvetage du SM CAEN.

Cette expérience très riche va lui permettre de passer un cap pour atteindre ses nouveaux objectifs très ambitieux.

 

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La Réussite à travers l’«effet volant»

Pour mieux comprendre cet effet, il faut comme Jim Collins le comparer à une roue très lourde dont la mise en route va être longue et dure. Quand celle-ci va tourner et être poussée, elle va créer une accélération très forte.

Comme l’a fait AMAZON.

En 2001, Jeff Bezos a dessiné un diagramme sur une serviette de table qui décrit le concept de base.

1 : L’expérience client est essentielle pour chaque employé Amazon

2 : Cette excellente expérience incite de plus en plus de clients à se connecter sur le site

3 : Comme le site attire beaucoup de clients, plus de fournisseurs veulent être référencés

4 L’augmentation de l’offre produits va entrainer plus de ventes. Cette hausse des ventes va générer une baisse des coûts, et des prix, qui va attirer encore plus de clients pour enclencher un cycle continu.

Une fois que le cycle de vente, ou l’«effet » volant est enclenché, chaque élément commence à croître et à prendre vie.

Le nombre de clients augmente, les ventes aussi, les coûts et les prix baissent et cela se traduit par une croissance accélérée.

Avec les nouvelles technologiques, comme l’intelligence artificielle, Amazon a accéléré et renforcé son élan avec Amazon Web Service (AWS) .

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L’«effet volant »

Les entreprises qui réussissent ont compris qu’un progrès soutenu et de bons résultats dégagent une puissance énorme. Au début pour démontrer que les étapes intégrées dans un concept général  fonctionnent, elles mettent en évidence même une petite réussite,  afin que les gens la voient, et ressentent une montée de l’élan, que tous suivront avec enthousiasme.

C’est ce que Jim Collins et son équipe ont baptisé l’«effet » volant »dans le livre « De la performance à l’excellence ». Celui-ci a un impact sur les personnes extérieures à l’entreprise, comme les investisseurs par exemple, mais aussi sur le personnel de l’entreprise.

Paradoxalement, les entreprises qui réussissent n’ont pas de mal à convaincre et emmener leurs équipes à rallier le mouvement. Parce qu’au départ, les leaders de ces entreprises ne sont pas des adeptes d’une stratégie à court terme, c’est pour cette raison qu’ils préfèrent tourner le volant doucement en commençant par des objectifs peu élevés. Comme les personnes embarquées sont placées aux postes qui leur conviennent, ils veulent faire partis d’une équipe qui gagne pour contribuer à construire des résultats tangibles.

Ils savent que le chemin de la réussite peut être long et que se confronter à la réalité (paradoxe de Stockdale) permettra de discerner les étapes difficiles à passer pour faire tourner le volant. Quand on maitrise son concept du hérisson, on va tourner le volant dans la direction voulue afin de créer l’impulsion du démarrage, qui va être accélérée grâce à une technologie adaptée au concept pour atteindre le processus de percée.

Celle-ci ne va pas se faire du jour au lendemain, cela peut prendre des mois voire des années, mais si cet effet est appliqué avec persévérance et cohérence, associer à une discipline pour prendre une série de décisions en adhésion avec son concept, les résultats viendront indéniablement.

Dès l’instant où le processus est en marche de plus en plus de personnes vont adhérer et créer collectif de toutes les forces vives de l’entreprise qui vont pousser dans le même sens afin d’augmenter les performances et les résultats. Comme ceux-ci ne sont pas un concours de circonstances cette réussite ne sera pas affecté, ni par les éléments extérieurs, ni par les caprices du destin.

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La Technologie comme accélérateur et non comme déclencheur de l’impulsion

Dans cette période de pandémie la technologie a été exacerbée à travers la digitalisation par le développement accéléré (obligatoire) du télétravail et avec la fermeture des magasins des restaurants la mise en place du click and collect.

Si la technologie est importante pour prospérer et évoluer, elle n’est pas la cause première de la réussite ou la non-réussite de l’entreprise. Les entreprises technologiques ont rarement dominé l’histoire industrielle. La confiance aveugle en la technologie est un handicap et non pas un atout.

Les entreprises qui réussissent ne déclenchent pas leur réussite par la technologie pour la simple raison que l’on ne peut pas faire un bon usage tant que l’on ne met pas à jour les domaines d’application.

Par contre bien utilisée, optimisée et reliée à un concept clair, simple et cohérent (concept du hérisson) accompagnée d’une discipline approfondie, la technologie entraine l’entreprise dans une mise en mouvement vers la réussite. Mal utilisée, elle entraine une disparition programmée.

Les plus grandes sociétés au monde ont accéléré leur richesse grâce à la technologie, mais celle-ci n’a été qu’au service d’un concept bien établi, car utilisé judicieusement, la technologie canalise l’impulsion, mais ne la crée pas. Ces sociétés évitent les mouvements de mode tout en étant précurseur dans l’application des techniques choisies avec rigueur. Elles réussissent car elles sont motivées par le besoin de concrétiser leur potentiel en répondant avec réflexion, créativité et discipline.

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La réussite de votre entreprise en 5 étapes

Depuis 1 mois j’évoque toutes les étapes qui vont amener l’entreprise à sa réussite.
C’est aujourd’hui le moment d’en faire le résumé en 5 étapes.

Etape 1 : La qualité du dirigeant avec à la tête de la société un leader de niveau 5

Etape 2 : celui-ci doit faire monter à bord le bon équipage. Recruter les bonnes personnes pour créer un collectif

Etape 3 : Savoir affronter la réalité à l’image du paradoxe de Stockdale en créant une atmosphère où la vérité est entendue par tous.

Etape 4 : La création de votre concept du hérisson, qui se trouve à l’intersection des 3 cercles suivants :
                        ☑Ce qui passionne le plus
                        ☑Ce qui fait tourner le moteur économique
                        ☑Là où l’on peut être le meilleur

Etape 5 : Mettre en place une culture de la discipline pour appliquer son concept du hérisson sans y déroger. Il faut être aussi discipliné à faire les choses qui conviennent que de cesser de faire celles qui ne conviennent pas.

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